KTM s'apprête à débarquer en Moto2



Nouveau venu en MotoGP pour la saison 2017 & déjà présent en Moto3, KTM pourraît bientôt figurer dans les 3 catégories. C’est en tout cas ce que laissent entendre les récentes informations de nos confrères hispaniques d’AS.  

La semaine a décidément été agitée pour KTM. Tandis que la RC16 prenait part aux tests MotoGP sur le site du Red Bull Ring (Autriche), une autre de ses machines était en piste dans un pays voisin. Les observateurs conviés aux essais organisés sur l’Automotodrom Brno Masaryk (République-Tchèque) ont en effet eu l’opportunité de voir à l’oeuvre ce qui sera probablement sa future Moto2. Baptisée WP-KTM, elle avait à son guidon l’espagnol Julián Simón.

« La moto a beaucoup de potentiel, explique-t-il. Elle fonctionne bien depuis le premier moment et est facile à rouler. Je n’ai pu tourner qu’une demi-journée le mardi et une autre le mercredi, ce qui ne m’a pas donné beaucoup de temps pour l’adapter à mes préférences, mais j’ai apprécié. Les temps sont très bons, à moins d’une seconde du record et avec des pneus de courses ». C’est à dire non-loin du 2’01.614 de Johann Zarco établi en 2015.

« Les personnes de chez KTM sont contentes de la moto qu’ils ont fait naître, détaille le natif de Villacañas. Ils sont conscients de leur potentiel et du fait que c’est une usine qui sait bien faire les choses. Ils ont opté pour un châssis tubulaire mais c’est plus pour l’esthétique que pour autre chose, cela ne change rien à la façon de piloter. »

 

Être pilote KTM ? « Cela ne dépend pas de moi »

Les retours de l’espagnol sont donc à l’image de ceux du projet MotoGP : plus que positifs. L’équipe qatarie (QMMF) pour laquelle il roule actuellement n’étant plus engagée en 2017, Simón chercherait-il à trouver refuge chez les Oranges ? Ce n’est pas aussi simple que cela. « Nous n’avons pas beaucoup parlé de mon futur. Ceux qui tiennent actuellement les rênes, ce sont les jeunes pilotes. J’ai espoir qu’ils me prennent pour l’année prochaine, mais cela ne dépend pas de moi. »

Le constructeur autrichien, Julito le connaît bien pour avoir effectué 3 saisons complètes avec sur le Championnat du Monde : en 125cc (2005-2006) puis 250cc (2008). C’est d’ailleurs armé de la petite KTM au carénage Red Bull qu’il obtenait, lors du GP de Grande-Bretagne 2005 à Donington Park, la toute première victoire de sa carrière. C’était il y a 11 ans, jour pour jour. 

Mais s’il vient tout juste de monter sur son premier podium depuis 2012 au Sachsenring, l’espagnol n’a malheureusement pas les statistiques en sa faveur. Depuis sa place de vice-champion du monde Moto2 en 2010, il n’a plus été en mesure de figurer dans le top-10 final du classement général. Aujourd’hui 16ème du provisoire, il va devoir montrer un visage similaire à celui de son GP d’Allemagne s’il souhaite s’attirer les faveurs de l’équipe KTM.

Et d’ailleurs, quelle équipe ? Déjà présent en Moto3 par l’intermédiaire d’Aki Ajo, KTM pourrait faire de même en Moto2 et ainsi entrer dans la catégorie via la structure Ajo Motorsport. Les derniers échos des paddocks affirment que Brad Binder, déjà pilote KTM, sera le chef de file du projet Moto2 des Oranges en 2017. Or, il a également été annoncé comme étant le (probable) remplaçant de Johann Zarco chez Ajo. Toutes les pièces du puzzle semblent donc réunies. L’avenir nous en dira plus.

 

Précision : la première photo ne représente pas Julian Simon mais Mika Kallio à l’époque où il roulait en 250cc. Pourquoi ? Parce que le finlandais est le dernier à avoir gagné avec KTM dans la catégorie intermédiaire (Donington 2008 en Angleterre).

Stay tuned !

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