Les Suissitudes de JCS : Réalité d’un matin de reprise



Il y a trois semaines tout juste, vous aviez eu droit à mon «Songe d’une nuit d’été». Voici la réalité d’un matin de reprise, différente de la vision qui m’était apparue alors que je m’étais endormi sous mon arbre. Et que mon vrai copain le faucon survolait mon humble demeure…

Ce n’était donc qu’un rêve. Cette vision – une des deux KTM Moto2, un numéro 12 collé sur son carénage – n’était qu’une vue de mon esprit, visiblement bien dérangé en cette période estivale. Ce n’était qu’un rêve, peut-être, mais il était tellement logique que, jusqu’au dernier moment, il a failli se réaliser.

Tout s’est pourtant décidé ce week-end, et sera officiellement confirmé dans les heures qui viennent: Thomas Lüthi portera encore, en 2017, les couleurs du team suisse en mondial Moto2. Il y pilotera une Kalex avec, une fois encore, des envies de titre. Mieux, pour son avenir: l’entente scellée l’autre jour entre les différentes parties prévoit un accord sur deux ans, «même si la catégorie dans laquelle évoluera Lüthi en 2018 ne sera décidée qu’au cours de l’année prochaine.»

Message compris? S’il a été sur le point de signer chez KTM dès l’an prochain, pour y développer la Moto2 réalisée par l’usine autrichienne et WP, c’est parce que la marque autrichienne lui permettait d’espérer passer en MotoGP l’année suivante. Et s’il a finalement choisi la fidélité à la structure dirigée par Fred Corminboeuf, c’est parce qu’elle, également, a des vues sur la classe reine pour dans deux ans.

Quoi? Comment? Mais vous êtes complètement gaga, mon cher. Vous êtes visiblement bel et bien victime d’un excès de soleil ces trois dernières semaines de vacances. Vous n’avez pas compris ce qui a été officialisé au Sachsenring? Les teams satellite existants ont un contrat d’exclusivité sur cinq ans avec Dorna; il n’y aura pas d’équipe supplémentaire. Donc arrêtez de rêver, Monsieur Suissitude, on ne vous voudra pas plus à la fin de l’année prochaine qu’aujourd’hui! Pauvre Helvète que vous êtes…

Vraiment? Si les teams satellite actuels ont en effet obtenu des garanties du système, cela ne veut pourtant pas dire que certains d’entre eux ne seront pas heureux de trouver un accord pour sous-traiter l’une de leurs places. Surtout si les sponsors sont satisfaits des retombées actuelles de la «dream team» suisse et qu’un constructeur autrichien, qui sera alors prêt pour fournir une seconde équipe, place dans sa future corbeille de mariage le nom d’un pilote d’expérience qui participe activement au développement actuel de son prototype.

Vous suivez? Simple: en choisissant la fidélité, Thomas Lüthi et son manager-personnel, Daniel-M. Epp, ont non seulement écouté leur cœur, ils n’ont pas plus fait un trait sur la moto de leurs rêves: le 12 sur une machine aux tubes oranges, alignée en MotoGP, ce sera pour 2018. Et ce n’est pas un songe d’une nuit d’été, mais bien la réalité d’un matin de reprise!

PS: On prend les paris? Aux côtés de Brad Binder, c’est Miguel Oliveira qui va hériter de la deuxième KTM Moto2.

Stay tuned!

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