Tom Lüthi, skieur un jour, skieur toujours



Il y a quelques années, quand on le taquinait sur sa passion hivernale – le ski, un exercice qu’il maîtrise avec excellence -, Thomas Lüthi nous avait révélé un secret : « Jamais je ne signerai un contrat dans lequel il me serait interdit de skier pendant la pause… » 

Le désormais vice-champion du monde Moto2 tient toujours parole. Et si, mardi, il était «sur les lattes» à l’occasion de la présentation du team carXpert Interwetten 2017 dans la station suisse de Verbier, Tom n’est de loin pas un inconnu dans cette station proche de la frontière italienne. Soutenu depuis plusieurs années par l’agence immobilière VFP, de Véronique et Patrick Fellay, Lüthi est aussi devenu ambassadeur de la station valaisanne; dans dix jours, il deviendra même parrain officiel d’un nouveau télésiège.

D’où vient cette passion? « De ma plus tendre enfance. Je devais avoir cinq ans quand j’ai pris mon premier départ en compétition, chez moi, du côté de Linden. J’ai toujours aimé skier vite – on raconte qu’à l’époque, il ignorait les remarques de ses moniteurs qui tentaient de lui expliquer que le but, en slalom géant, c’était de tourner autour des portes… et pas de prendre la piste tout droit ! -, mais je sais aussi que, devenu pilote professionnel, je ne peux pas me permettre de me blesser pendant l’hiver. Donc, je suis prudent. »

Quand il a rejoint CGBM Evolution, la structure dirigée par Frédéric Corminboeuf, une clause contractuelle existait : « Sur la première mouture du contrat, rigole Tom. Moi, interdit de ski pendant l’hiver ? Impossible. Cela a été très rapidement corrigé. » Ce n’était pas la première fois qu’il devait prendre pareille décision : « J’ai toujours dit que je refuserais de rejoindre une équipe si elle exigeait de moi le sacrifice de cette passion. Une exception ? Allez, si le HRC me propose un guidon en MotoGP, je réfléchirai », ajoute-t-il, le visage éclairé d’un large sourire.

Cette passion, née dans son enfance, c’est aussi un moyen idéal de faire le vide, après le stress d’une saison de GP : « Pour moi, le ski, c’est la liberté. L’air frais, la nature, j’en ai vraiment besoin pour mon équilibre. » Ami personnel de plusieurs skieurs et skieuses du cadre national suisse en Coupe du monde, Lüthi est notamment proche du descendeur et spécialiste de super-G Beat Feuz : « Je me rappelle d’une course où nous étions dans la même catégorie ; Beat avait gagné, moi j’avais dû terminer quatrième ou cinquième. Bon, l’honnêteté m’oblige à avouer que Feuz, ce jour-là, avait mis deux secondes sur une manche à son premier poursuivant. »

Sur un circuit asphalté, en revanche, c’est Tom qui roule beaucoup plus vite que Beat! 

Stay tuned !

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