La colonne à Jicé…Les maux du poids



Je me suis enfin trouvé un point commun avec les meilleurs pilotes de GP: les soucis de poids! Après deux jours de tests supplémentaires à Jerez de la Frontera, c’est mon copain Dominique Aegerter qui me l’a dit: «Je dois perdre deux ou trois kilos…»

Le poids, cruel ennemi, qui fait dire à mon docteur: «Avant que je ne t’envoie en chirurgie pour extraire cette petite hernie, perds une dizaine de kilos et muscle tes abdominaux» et qui, depuis la nuit des temps de la course, est le cauchemar et le défi permanent des ingénieurs. Placés devant une équation simple dans son énoncé, mais complexe dans sa résolution: il faut créer l’engin le plus léger possible, sans pour autant qu’il ne devienne fragile.

Car le poids, c’est difficile à manier, c’est compliqué à freiner et c’est plutôt ennuyeux à accélérer. Ennemi de la vitesse, le poids peut presque toujours s’adapter, même s’il y a des limites naturelles infranchissables. Ainsi, je me rappelle très bien d’une intéressante rencontre avec Dani Pedrosa, il y a quelques années, où il m’avait confié: « Tous ceux qui me critiquaient en 250 cc, lorsque mon faible poids, dû à ma taille, était un avantage, m’ont oublié quand je suis monté en MotoGP et que j’ai dû apprendre à dompter une si grosse moto; ah, s’ils savaient, ceux-là, combien j’aimerais parfois avoir des jambes et des bras une dizaine de centimètres plus longs! »

Mais revenons-en à nos moutons. Pour donner plus de poids aux mots, penchons-nous donc sur les maux du poids. Car c’est l’un des principaux enseignements des récents tests privés Moto2 de Jerez de la Frontera, où le team Suter-Kiefer (Danny Kent et Dominique Aegerter) a partagé la piste avec les deux KTM officielles de Brad Binder et Miguel Oliveira, les Speed Up de Corsi et Bassani et les Kalex de Pasini et Locatelli: « Le plus encourageant depuis le début de ces tests avec la nouvelle Suter, c’est que nous sommes régulièrement très rapides; le rythme est élevé, nous pouvons nous lancer dans de très longs runs », explique Aegerter.

Dont le nouvel équipier, Danny Kent, a été plus rapide que lui, que ce soit il y a dix jours, lorsque la plupart des équipes Moto2 étaient rassemblées à Jerez, ou ce début de semaine: «Je sais ce qui me reste à faire avant les tests IRTA du 8 au 10 mars: je dois encore perdre deux ou trois kilos, car sur la balance, Danny est plus léger de quatre!»

Dans une semaine, donc, les choses vraiment sérieuses vont commencer en Moto2 et Moto3, puisque tout le monde (ou presque) roulera dans les mêmes conditions. Personnellement, je veillerai à ne pas abuser de bonnes choses. Un test de poids, en quelque sorte…  

Stay tuned!

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