Vittoriano Guareschi : "Ducati respecte le programme"



A Jerez, après le Grand Prix d’Espagne, la grande attraction était dans le stand de Borgo Panigale.

En effet, c’est là que pour la première fois, Dovizioso et Hayden allaient essayer la Desmosedici laboratoire, la partie immergée de l’iceberg qu’est le programme de développement élaboré par Ducati et Audi.

Si Dovizioso concédait qu’il y avait une amélioration au niveau de l’entrée en virage, il estimait toutefois qu’il ne fallait pas s’attendre à retrouver les avant-postes avec ces progrès.

Nous avons donc rencontré Vittoriano Guareschi, le team manager de Ducati en Grand Prix, pour voir où en était ce programme de développement.   

« GPi : Quand Dovizioso s’est engagé chez Ducati, il savait qu’il s’engageait dans un projet à long terme. Un premier pas en avant a été accompli à Jerez mais comme il l’a rappelé au Mans (lire ici), ce n’est pas avec ça que vous serez plus compétitifs. Pensez-vous que le terme sera respecté ?   

Le terme est un long terme car nous sommes impliqués dans un programme de trois ans. Le châssis que nous avons essayé à Jerez et puis au Mugello, est le premier pas mais pas le dernier. Il y en a d’autres qui vont arriver, nos ingénieurs ont des idées en tête.

Ce châssis n’est, bien entendu, pas le dernier de ce programme. Les techniciens voulaient explorer certaines aires qui n’ont pas été explorées par le passé. Nous avons essayé cette moto avec un châssis mais aussi un bras oscillant différent et nous avons pu récolter beaucoup d’informations.

Nous avons amélioré l’entrée en virage mais nous devons encore améliorer l’arrière.

C’est aussi un programme qui demande beaucoup de tests. Nous en avons déjà mené et nous en mènerons encore au Mugello et à Barcelone.

C’est un programme de développement qui va de l’avant et nous savions que la Desmosedici laboratoire, dans son état actuel, ne serait pas l’étape décisive. On effectue de petits pas en avant mais nous respectons le programme.

GPi : Et dans ce programme, quel est la part que prend Audi ?

La collaboration avec Audi se fait en termes de conseils quant aux matériaux utilisés mais aussi quant à la la stratégie électronique car dans ce domaine, il est évident qu’ils ont des connaissances très élevées. Mais eux, ils font des autos alors que nous, nous travaillons sur les motos. Du coup, ce programme est mis en place par les techniciens Ducati et c’est eux qui travaillent dessus. Audi, c’est un peu le père qui regarde travailler ses enfants. La responsabilité de ce travail reste sur les épaules des techniciens de Borgo Panigale.

GPi : Vous avez choisi d’engager Michele Pirro. C’est un grand plus pour le travail du test team ?

Oui parce qu’avec ce travail de recherche et de développement à mener, nous avions besoin d’un autre pilote. Nous avions besoin de quelqu’un qui allait vite, tandis que Franco Battaini, de son côté, continue à mener les tests de fiabilité et à dégrossir le nouveau matériel.

Michele fait également des courses et c’est extrêmement important pour sa compétitivité. Pour ce programme, nous avions besoin  d’un pilote capable de répondre à ces exigences de vitesse et c’est dès lors un énorme plus pour notre programme de développement.

GPi : Et vous, vous ne roulez plus ?

Moi, je suis vieux maintenant (rires) ! »      

Stay tuned !

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Photo : S.Meyers

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