Hervé Poncharal analyse les débuts de ses Rookies : Danny Kent et Louis Rossi



Hier, en compagnie d’Hervé Poncharal, nous avons passé en revue le début d’exercice de son phénomène britannique, Cal Crutchlow (lire ici).

Aujourd’hui, et après avoir marqué les premiers points 2013 de la Mistral au Mans, nous avons fait le point sur son aventure en moto2 avec ses deux rookies, Danny Kent et Louis Rossi.

Ambitieux dans l’âme, mais raisonné par son choix de s’attacher les services de deux rookies, le team manager français se montre plutôt satisfait de ce début de saison, même si quelques balbutiements de débutant sont venus légèrement ralentir la progression de ses protégés.    

GPi : Hervé Poncharal, Tech3 Moto2, en 2013, c’est Louis Rossi et Danny Kent, deux rookies, l’apprentissage est-il compliqué ?

En Moto2, on ne dispose pas du même line-up qu’en MotoGP où Bradley Smith peut se reposer sur un pilote confirmé. Nous avons deux rookies et ni l’un, ni l’autre, ne peut compter sur son équipier pour réaliser quelques tours d’apprentissage, comme Bradley peut le faire avec Cal. Donc c’est compliqué et notre point de référence reste Sandro Cortese. L’Allemand est champion du monde en titre en Moto3 et dispose d’une Kalex, que tout le monde considère comme étant la machine de référence.

Comme lui, au Grand Prix de France, nous avons été aidés par quelques chutes, mais comme lui également, Louis Rossi a marqué ses premiers points.

Nous sommes donc plutôt dans le tableau de marche mais c’est difficile de terminer 18 ou 20ème lorsque tu ambitionnes mieux. Ça fait partie de l’apprentissage. C’est vrai qu’on a toujours envie d’aller plus vite que la musique mais nous sommes plus ou moins dans les temps même si je pense que nous pourrions probablement être un rien plus près. Mais on commet des erreurs de débutant et parfois, on court après des choses futiles.

GPi : C’est une situation qui doit être difficile à vivre pour les pilotes. Il faut un gros moral.

C’est clair que c’est difficile, lorsque tu as réussi des résultats de premier ordre en Moto3, de batailler pour un point. Mais c’est pareil pour tous les rookies. J’ai eu l’occasion de discuter avec l’équipe de Cortese et c’est la même chose pour eux, ils sont un peu perdus. Il faut se dire que Sandro luttait pour la gagne à chaque Grand Prix il y a encore quelques mois.

Maintenant que nous avons quatre Grands Prix dans les pattes, j’espère que nos pilotes vont monter en puissance.

GPi : Le step Moto3/Moto2, pour toi, est plus compliqué à franchir que celui du Moto2 vers le MotoGP ?  

Oui et pourtant, si tu m’avais dit ça  il y a trois ans, je ne t’aurais pas cru. Cette année, on peut le vérifier avec nos pilotes Moto2 qui viennent tous les deux du Moto3 et Bradley Smith qui a franchi le cap du MotoGP. Quand on compare les acquisitions de données et qu’on voit ce que Xavier Simeon et Bradley Smith faisaient la saison dernière par rapport à ce que font Rossi et Kent en 2013, on voit bien qu’ils ne pilotent pas encore la moto comme il le faudrait.

Alors c’est vrai qu’avec l’équipe, on a envie de récolter de meilleurs résultats mais une fois encore, mis à part l’extraterrestre Marquez, c’est compliqué d’aller plus vite que la musique. Ce qu’il faut, c’est rester serein et ne pas hésiter à leur donner de temps en temps un coup de pied au c… et leur rentrer dedans quand c’est nécessaire.

GPi : Donc ça t’arrive de te fâcher tout rouge ?

Pas à ce point parce qu’au final, partir avec des rookies relève de mon choix mais de ne pas être content de la méthode de travail, ça, ça m’arrive.

C’est clair qu’en discutant, j’ai beau te dire qu’on est dans le tableau de marche, je ne suis pas différent des autres, je suis impatient d’avoir des résultats. On a tous envie de voir des progressions spectaculaires et lorsque tu te retrouves à tourner entre la 18ème et la 22ème place, tu ne peux pas être satisfait mais on le savait et ce serait injuste de s’en plaindre après seulement quatre courses ».

Stay tuned !

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