Moto3 : Alan Techer à la croisée des chemins.



Nous avons contacté Alan Techer pour faire le point avant la dernière manche du championnat du monde, ce weekend à Valencia.
Très souvent placé en seconde moitié de plateau, pas la peine de se cacher que le jeune Grassois n’est pas satisfait de sa saison.
Voici les extraits les plus signifiants de cette interview.

GP Inside: Alan, comment juges-tu ta saison et quelles en sont les explications clefs?

 Alan Techer: « tout d’abord, même si ma saison a été relativement décevante, je tiens à remercier les partenaires qui m’ont aidé, à commencer par la FFM, ce qui m’a permis d’effectuer cette seconde année de Grand Prix.
Après, oui, cela n’a été globalement satisfaisant même si j’ai ponctuellement réussi à montrer que je pouvais être au moins dans les 15 premiers. Je dirais que la première explication tient au manque de roulage durant l’hiver car mon team était dans une situation un peu difficile l’hiver dernier. Tous mes concurrents passent l’intersaison à aligner les kilomètres puis arrivent avec des motos réglées au premier Grand Prix et une grande connaissance de leur machine. C’est un retard difficile à rattraper en cours de saison en ne roulant que lors des Grand Prix.     

Ensuite, étant les seuls à utiliser la TSR, nous n’avons pas de points de comparaison ni de références. Le seul que je pourrais avoir est mon coéquipier mais il a encore plus de difficultés que moi. Dès lors, il est très difficile de savoir si je perds du temps dans certains virages à cause de moi ou à cause de la moto. Par comparaison, on sait qu’une FTR « peut valoir » une cinquième place sur la ligne d’arrivée. Une TSR, on ne sait pas.
C’est d’ailleurs en partie pour cela que le CIP Moto3 a décidé de changer de motos au profit des Mahindra pour 2014.
Rester au CIP dans ces conditions serait un challenge intéressant d’autant que l’aide apportée par Alain Bronec sur le plan du pilotage est toujours appréciable. »

GP Inside: A propos d’aide, comment cela se passe-t-il avec Alexis Masbou? Reçois-tu quelques conseils de sa part?

Alan Techer: « En fait, c’est difficile, car nous luttons dans la même catégorie. Quand il est loin devant moi, il lui arrive de venir me dire quelques petits trucs, mais quand ce  n’est pas le cas, c’est chacun pour soi. 

C’est bien sûr dommage pour moi, mais c’est normal, et le fait qu’il soit français n’intervient pas. »

GP Inside: A propos de 2014, que penses-tu faire ou est-ce trop tôt pour en parler?

Alan Techer: « Comme je viens de le dire, rester au CIP me paraîtrait une solution intéressante. Néanmoins, c’est actuellement encore au-dessus des possibilités financières de mes partenaires. Il faut savoir que le « ticket d’entrée » en Moto3 se situe entre 150 et 300 000 euros, une somme que je suis loin d’avoir réuni aujourd’hui.
Outre le CIP, je suis en contact avec les teams RTG et Kieffer qui m’ont fait savoir qu’ils pensaient que je « valais mieux » que mes résultats actuels. Cela fait toujours plaisir, même si ça ne solutionne pas le problème financier.
Aujourd’hui, rien n’est fait, et je vais profiter de la journée de jeudi, à Valencia, pour continuer à discuter. Il faut savoir que si la plupart des teams ont signé leur premier pilotes, beaucoup de « secondes places » sont encore disponibles. or les teams ont absolument besoin de ces seconds pilotes pour boucler leur budget. Je pense que les prix pourraient descendre pour celui qui aura les nerfs d’attendre un peu. C’est risqué, car certains bons seconds pilotes ont des budgets de 300 000 euros, comme Mc Phee, qui vise aussi RTG en pensant avoir une seconde Honda Factory. Mais, de toute façon, je n’ai pas vraiment le choix… »

GP Inside: Et si ça se passe mal?

Alan Techer: « Ce qui est sûr, c’est que ma priorité est de continuer en Grand Prix. Je connais bien le niveau des pilotes et, avec une Mahindra ou une bonne FTR, je suis persuadé que je peux me battre dans les 10 à chaque course. Maintenant, si c’est pour apporter 200 000 euros pour faire de la figuration dans les 20èmes, ça n’en vaut pas la peine.
A  ce moment, j’envisagerais de faire du Supersport, en mondial ou même en France, car piloter reste ma passion. J’espère évidemment de pas en arriver là. »
 

GP Inside: Vas-tu participer aux deux dernières manches du CEV? 

Alan Techer: « Pour le moment, je ne peux pas vraiment m’engager, car plusieurs teams de Grand Prix ont des tests à Almeria sensiblement à la même période. Je favorise cette éventuelle possibilité par rapport au championnat espagnol. »

GP Inside: Merci Alan.

Stay tuned !

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