Mike Di Meglio: "On a 90% de chances de signer"



Alors que les 2 derniers titres se jouaient sur le circuit Ricardo Tormo le week-end dernier, Mike Di Meglio était venu à Valence pour étudier les propositions qu’il avait reçues ces dernières semaines. Finalement, c’est sur la machine de Hiroshi Aoyama que le toulousain a été convié de monter lundi et mardi. Une reprise de contact loin d’être évidente, 3 mois après sa fracture du sacrum survenue lors du GP de République Tchèque. Sans pouvoir parler de performance, la prestation de l’ancien champion du monde a semble-t-il été très appréciée par l’équipe BQR, au point d’envisager très sérieusement retrouver Mike en MotoGP l’an prochain.

 

GP-Inside : Mike, tu as roulé hier et aujourd’hui sur la FTR-Kawasaki de l’équipe BQR, j’imagine que de remettre une combinaison, de monter sur une machine de Grand Prix et de sortir de la voie des stands, c’était un peu comme mettre un point final à ta blessure ?

Mike Di Meglio : « Oui ça m’a fait beaucoup de bien. J’avais eu la possibilité de rouler sur une R6 il y a deux semaines et je n’avais pas eu de douleurs. Mais une MotoGP, c’est pas vraiment comme une R6 d’origine ! Je m’attendais à ce que cela soit compliqué car cela fait 3 mois que je me suis blessé et je n’ai pas pu me préparer physiquement, mais il me tarder quand même de monter sur cette machine »

GP-Inside : Est-ce que le physique a tenu le choc ? Ca a du être difficile ?

Mike Di Meglio : « Pire que ça ! Au départ je devais faire un run de 7 tours, et je n’ai pu en faire que 6. Valence est un circuit très physique, il faut être à 100% et dès qu’on est un peu en dedans, ça se voit. Ca tourne essentiellement à gauche et j’ai rapidement eu mal aux bras et aux avant-bras, à la fin j’avas du mal à tenir la moto. Au niveau de la performance, elle n’est pas si mal si on garde à l’esprit d’où je pars. Ce n’était pas facile de travailler mais on a quand même fait des run de 2 ou 3 tours. A chaque fois que je prenais la piste, je me concentrais sur un point spécifique, sachant que les pneus Bridgestone sont un peu délicats à gérer. Je suis parvenu à améliorer mes chronos à chaque fois que j’ai quitté les stands, je pense qu’on a bien travaillé. Entre hier et aujourd’hui, j’ai quasiment gagné deux secondes, donc je suis plutôt content ».

GP-Inside : Ca représente combien de tours sur l’ensemble de ces deux journées ?

Mike Di Meglio : « Hier j’en ai fais 26, et aujourd’hui plus d’une quarantaine. Hier j’étais déjà très éprouvé physiquement, je suis allé me faire masser à la clinique mobile à la pause du déjeuner, j’y suis retourné le soir, puis encore ce matin avant de rouler aujourd’hui de 10h00 jusqu’à 13h30. Ca a été très dur ! »

GP-Inside : Est-ce que tu as pu cerner le caractère de cette machine ?

Mike Di Meglio : « J’avais déjà roulé avec cette équipe l’an passé et j’avais eu des difficultés à comprendre le fonctionnement des freins carbones et le control de motricité. Je n’avais pas eu de très bonnes sensations, contrairement à ces 2 jours. J’ai roulé avec la moto de Aoyama qui est réglée avec un control de motricité très léger et j’ai immédiatement eu de très bonnes sensations, j’ai pu tout de suite la faire glisser lors des accélérations. Au fil des run, on a continué à réduire cette assistance parce que je m’en sers beaucoup pour faire tourner la moto, j’ai eu un très bon feeling avec le châssis ».

GP-Inside : Cela change de ce que tu as connu en Moto2 ?

Mike Di Meglio : « Il y a surtout beaucoup plus de monde autour de moi dans le stand ! Il y a un chef-mécanicien, un télémétriste, un ingénieur pour les cartographies moteur, un autre pour les suspensions, 3 mécaniciens. On s’est bien entendus et j’espère que cela va se poursuivre ! J’ai travaillé avec un spécialiste de la télémétrie qui a fait office de chef-mécano, et c’était déjà très intéressant. Mais l’équipe a prévu d’engager un véritable chef-mécanicien pour la saison prochaine. Ensuite ils m’ont fait essayé la 2ème moto mais les sensations étaient très différentes, ils m’ont confirmé ensuite que la base de réglages n’était pas la même, donc je suis content »

GP-Inside : Une signature avec cette équipe semble envisageable; tu as une idée des chances que tu as de porter ces couleurs l’an prochain ?

Mike Di Meglio : « Il faut toujours rester prudent même si cela se passe très bien avec cette équipe, mais je crois qu’on peut estimer à 90% mes chances de signer avec eux. Il ne reste plus qu’à recevoir le contrat et à le signer en fait. »

GP-Inside : On a beaucoup parlé du physique, mais comment va le moral ?

Mike Di Meglio : « Le moral est maintenant très bon parce que monter sur une moto pareille, jouer avec la dérive, avoir autant de personnes autour de moi sur qui compter, c’est génial. J’ai déjà hâte d’être à Aragon pour la suite »

GP-Inside : Cela signifie que tu enchaines dès les prochains jours ?

Mike Di Meglio : « Oui.  Je retourne à Toulouse avec mon manager Eric Garcia ce mardi pour reprendre des affaires parce qu’on avait pas du tout prévu ce qui nous arrive depuis 2 jours. Ensuite on repart mercredi vers Aragon pour rouler de nouveau jeudi et vendredi sur le circuit d’Aragon pour une séance d’essai avec Kawasaki, où il y aura Loris Baz et Tom Sykes ».

 

Photos : Lionel Nolette

Stay tuned !

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