Incertitude sur l'avenir de Suzuki en MotoGP



Je ne vous apprendrai rien en vous disant que, depuis le début de la saison, il n’y a plus qu’une seule moto bleue sur les circuits du MotoGP.

En fin de saison dernière, Suzuki annonçait qu’au vu de la crise économique, elle ne respecterait pas ses engagements envers la Dorna et qu’elle n’alignerait qu’une seule GSV-R en 2011.

Cette décision ne pouvait évidemment qu’attirer les foudres de Carmelo Ezpeleta. Le CEO de la Dorna a longtemps hésité entre intenter une action en justice pour contraindre le constructeur japonais à respecter ses engagements ou prendre des garanties sur la présence de deux GSV-R sur la grille en 2012.

Visiblement, à lire l’article paru sur MCN, qui retranscrit une interview de Paul Denning, le team manager de Rizla Suzuki, la Dorna n’a pas obtenu grand-chose.

Pour preuve, on y apprend que la décision que prendra Suzuki, de quitter définitivement le MotoGP ou d’y revenir avec deux machines, ne dépendra pas des résultats de la saison en cours et ne devrait pas tomber avant juin, au plus tôt.

De deux choses l’une, soit Suzuki a réellement envie de se lancer dans l’aventure des 1000cc et dans ce cas, la situation semble bien mal embarquée puisqu’on le sait, ses concurrents ont déjà débuté le travail de développement de leur future machine, soit Suzuki a déjà pris la décision de se retirer et ces belles déclarations ne sont là que pour gagner un peu de temps.

Paul Denning : «le management de Suzuki réalise qu’atteindre l’objectif de ramener des résultats probants en n’engageant qu’un seul pilote est compliqué. J’imagine que, du point de vue de Suzuki, courir dans le MotoGP est une décision qui a une portée beaucoup plus large que la valeur de 5 années de résultats en terme de marque, et c’est ce qui est important pour Suzuki.

Suzuki est une entreprise qui produit des voitures, des produits marins et des petites motos de transport pour les marchés asiatiques en développement, qui sont de plus en plus importants en termes de volume.

Pour moi, l’une des raisons de continuer, c’est qu’il lui a fallu de nombreuses années depuis le début des années 80 pour développer cette capacité technique à être une grande marque et à avoir des produits dans tous les secteurs qui peuvent rivaliser avec ses principaux concurrents. Je pense qu’en conservant une présence compétitive en MotoGP, Suzuki enverrait un message clair aux clients et aux concessionnaires affirmant que la marque veut continuer à être un acteur crédible sur le marché. »

Le rendez-vous est donc fixé en juin pour enfin connaître l’épilogue d’un des feuilletons de l’hiver. En attendant, Suzuki sera à Estoril pour le troisième rendez-vous de l’année. Avec ou sans Bautista ? Tout dépendra de l’avancement de la consolidation de sa fracture du fémur encourue lors des essais libres du Grand prix du Qatar. Et s’il n’est pas en mesure de s’aligner, qui le remplacera, puisque Hopkins sera, à cette même date, à Oulton Park pour disputer la seconde manche du British Superbike…

Réponse à ces questions à partir du 29 avril sur le circuit d’Estoril et bien entendu sur MotoGP Inside…Stay tuned !

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