Dix choses à savoir sur le GP du Qatar



Le Grand Prix moto du Qatar 2021 a lieu ce week-end au circuit international de Losail. Saviez-vous que c’est là que Casey Stoner a gagné pour la première fois en MotoGP ? Que la vitesse la plus élevée de l’histoire de la catégorie y a été enregistrée, mais pas de manière officielle ? Découvrez ces anecdotes, et huit autres supplémentaires.

– La première de… Le Grand Prix du Qatar est, depuis 2007, l’événement où débute le championnat du monde de vitesse moto. Par conséquent, il est donc aussi généralement le théâtre des « premières » : première course de l’histoire de la catégorie Moto2 (2010) et Moto3 (2012), mais aussi des premiers Grands Prix de pas mal de monde en carrière, ou encore les premières de pilotes avec des motos particulières. Ce sera par exemple la première course de Danilo Petrucci sur KTM en 2021.

– En nocturne depuis 2008. Le Grand Prix du Qatar est le seul de l’histoire du championnat du monde à s’être déroulé dans des conditions nocturnes – c’est toujours le cas aujourd’hui. Le changement a eu lieu en 2008, pour plusieurs raisons. Sportives, d’une part : rouler à des températures plus agréables qu’en pleine journée, quand la chaleur du désert se fait écrasante pour les pilotes. Médiatiques et politiques, d’autre part : mettre en lumière (quel talent pour les jeux de mots !) le soft-power qatari.

– Course décalée au lundi. L’édition 2009 du Grand Prix s’est déroulée dans des conditions exceptionnelles. La pluie a inondé le circuit le dimanche et rendu impossible le bon déroulement de la course MotoGP, pour des raisons de sécurité mais surtout d’éclairage – réverbérations liées à la combinaison flaques + nuit. La course MotoGP n’a pas eu lieu le dimanche mais le lundi. En 2017, les mêmes raisons ont conduit à l’annulation des qualifications le samedi.

– La plus grande vitesse jamais enregistré. Le 12 mars dernier, Johann Zarco a été flashé à 357,6 km/h au bout de la ligne droite des stands de Losail. C’est la vitesse la plus élevée jamais enregistrée par un pilote MotoGP. Le record n’est toutefois pas officiel, car il a été réalisé pendant un test et non un Grand Prix. La référence à battre reste donc de 356,7 km/h (Andrea Dovizioso au Mugello en 2019).

– L’aspiration, si importante. Comptez un peu moins de dix secondes (une douzaine en Moto3) entre la sortie du dernier virage et le franchissement de l’arrivée. Vous l’aurez compris : en cas de bagarre dans le dernier tour, le phénomène d’aspiration et la puissance du moteur sont des éléments déterminants pour remporter le Grand Prix. À Losail, celui qui sort du dernier virage en tête n’est pas nécessairement celui qui coupe la ligne en vainqueur.

– Là où Stoner a explosé. Le circuit de Losail fut, en 2007, le lieu où un champion s’est révélé au grand jour, triomphant pour la première fois en MotoGP. Nouveau pilote officiel Ducati, Casey Stoner a, à la surprise générale, cloué tout le monde sur place en réalisant un week-end quasi-parfait, terminé par une victoire face à Valentino Rossi. Il s’y imposa ensuite en 2008, 2009 et 2011. Le recordman de succès reste cependant Jorge Lorenzo, monté 6 fois sur la plus haute marche du podium (2004 en 125cc, 2006-2007 en 250cc, 2012-2013 puis 2016 en MotoGP).

– Le temple de… Yamaha ! La puissance a beau être un élément crucial pour gagner à Losail, ce n’est pas le seul facteur à entrer en compte. La preuve avec les multiples victoires de Yamaha, constructeur qui a le plus réussi au Qatar : 8 succès en MotoGP grâce à Valentino Rossi (2005, 2006, 2010, 2015), Jorge Lorenzo (2012, 2013, 2016) et Maverick Viñales (2017). À cette époque, le déficit de vitesse de la Yamaha YZR-M1 n’était pas aussi désavantageux qu’aujourd’hui.

– Le vainqueur des dernières fois n’est pas là. Vainqueur en 2018 et 2019, Andrea Dovizioso n’est pas au départ du Grand Prix du Qatar cette année. L’édition 2020 de l’épreuve a elle été annulée en raison de l’épidémie de Covid-19 – les pilotes Moto2 et Moto3 ont pu rouler car ils étaient déjà sur place au moment des restrictions. Le dernier pilote présent sur la grille cette année à avoir gagné en MotoGP est donc Maverick Viñales, vainqueur en 2017.

– Aucun pilote qatari. Le Qatar est, avec la Finlande, le seul territoire du calendrier à recevoir un Grand Prix sans avoir un seul pilote natif du pays au départ du championnat du monde. Les derniers qataris à avoir participé à un week-end de course sont Saeed Al Sulaiti et Nasser Al Malki, engagés au Grand Prix du Qatar 2017 en catégorie Moto2.

– Une Marseillaise. Un seul pilote français a réussi à s’imposer à Losail : Alexis Masbou, vainqueur en 2015 dans la catégorie Moto3. Le tricolore est sorti vainqueur d’un combat très serré où les 9 premiers se sont tenus en moins d’une seconde, et 13 premiers en moins de 2 secondes.

Qatar : Les chiffres des pilotes MotoGP (2021)

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