Fenati : « Les réseaux sociaux m’ont condamné plus vite qu’un tribunal »



Romano Fenati fera son retour en championnat du monde Moto3 en 2019 (lire ici). Avant cela, il est revenu dans la presse italienne sur les événements vécus des derniers mois.

La carrière de Romano Fenati ne sera plus jamais la même. Plus depuis le 9 septembre 2018, jour du Grand Prix de Saint-Marin. En pleine course, l’Italien s’était saisi de la poignée de frein de Stefano Manzi, avec qui il luttait. La suite : une interdiction de 2 courses, puis l’exclusion de son équipe, ses excuses, la licence FIM retirée jusqu’au 21 février. Alors qu’il avait signé chez Forward (MV Agusta) pour 2019, Fenati a perdu son guidon après cet incident, remplacé par Dominique Aegerter.

Cinq mois après les événements, l’Italien raconte son étonnement face à la vague d’insultes reçues. « La direction de course m’a écouté, et tout semblait tranquille. Nous nous sommes expliqués avec Manzi, nous nous sommes serrés la main. Je me suis excusé parce que moi, contrairement à lui, j’ai été déclassé et ils m’ont suspendu pour deux courses. Et après, quoi ? Tout est allé si vite, comme un domino poussé par les réseaux sociaux. C’est un tribunal, qui émet des jugements plus vite que les véritables tribunaux, et qui m’a condamné sans appel. »

Romano Fenati déplore même avoir reçu des menaces de mort. « J’admets mes erreurs », assume-t-il, avant de plaider pour « l’adrénaline ». « Mais celui qui te menace de mort depuis son canapé, lui il n’a aucune adrénaline. C’est devenu à la mode de m’insulter. Sur instagram, chaque semaine quelqu’un me dit que je suis un merde. »

Concernant son geste lors du GP, il détaille : « Je suis tombé dans la provocation, plusieurs fois, dans plusieurs situations, et pas seulement en course. Il y a des pilotes qui sont comme ça et d’autres qui sont plus corrects. Personne n’est un saint, nous faisons tous des erreurs. Je ne veux mettre personne par terre ; si je gagne je veux le mériter, mais si c’est pour faire des acrobaties et que les deux tombent, non.

Dans le championnat italien il m’est arrivé pire, mais il n’y a pas eu tout ce cirque. Quelqu’un a dit qu’il était tellement difficile de prendre les freins de l’autre en pleine course que, rien que pour le geste technique, je méritais d’aller en MotoGP. »

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