Johann Zarco : « Chez Pramac, le même effet qu’avec Tech3 »



Bonne atmosphère dans l’équipe Pramac, bonheur de piloter la Ducati, podiums en ligne de mire : un Johann Zarco optimiste et revigoré a fait le point à l’aube de la saison 2021 de MotoGP, en compagnie de Fabio Quartararo et Claude Michy. Voici ce qu’il faut en retenir. 

Pas de retour en France entre le test de Losail et le GP du Qatar : « Je suis resté au Qatar pour éviter de reprendre plusieurs avions. Je n’avais pas envie de refaire plusieurs aéroports en mode Covid parce que c’est pas marrant, de justifier pourquoi on voyage, etc. C’est trop de papiers donc j’ai opté pour rester à l’hôtel où on était, dans cette ‘bulle’. Il y a d’autres clients mais on est séparés, on n’a pas les mêmes ascenseurs, pas la même piscine, il y a deux salles de sport différentes… Il y a moyen de s’entraîner correctement. Aujourd’hui je suis allé courir au circuit et il faisait 38-40 degrés, ça fait une petite préparation à la chaleur donc ça me plaît. »

Une bonne atmosphère chez Pramac : « J’ai un super feeling avec l’équipe, même pour les pauses café on rigole et on est contents d’être ensemble. J’ai vraiment pris mes repères, comme chez Tech3. Avec Tech3 j’ai découvert la possibilité d’avoir du fun hors-circuit, et sur le circuit on était bien concentrés sur le job. Chez Pramac c’est le même effet. Certains soirs en rentrant du circuit on a pu manger ensemble à l’hôtel et ça aide à créer de bons liens. Ça me plaît, et en plus quand ça matche dans le box c’est encore mieux. »

Viser les podiums, aspirer à la victoire : « J’aimerais être au niveau sur lequel Miller a fini 2020, c’est à dire jouer des podiums sur plusieurs courses et même penser à la victoire. L’an dernier il y a tellement eu de nouveaux vainqueurs que ça me pousse à penser : pourquoi pas moi ? C’est le but, d’être dans cette zone, autour du podium, et penser à la victoire quand tout va bien. Ensuite il faut être réaliste et progresser avec le temps. À la fin des essais de Losail on voit que je peux être souvent dans le top-5. À mon avis il y a moyen de viser un top-5. Et s’il y a bientôt un petit step de progression en plus, ça pourra finir sur le podium. Même si le rêve est aussi un titre, je roule pour ça. Il ne faut pas l’oublier, le rêve, ça reste ça. »

Impliqué dans le développement de la Ducati : « Gigi (Dall’Igna) utilise vraiment Jack (Miller), Pecco (Bagnaia) et moi pour faire tester. Pas les mêmes choses en même temps car pour le moment ils n’ont pas tout en triple, c’est surtout pour avoir trois commentaires et qu’on valide tous les trois, avec plus ou moins de sensations. Il y a certaines choses avec lesquelles je suis très fin dessus, d’autres moins, et Jack a par exemple le ressenti inverse. Je pense que ça fait une bonne émulation. Quand j’arrive au box, Gigi était déjà là l’an dernier mais là il l’est encore plus, à chaque fin de run, pour mes commentaires. »

La vitesse de pointe de la Ducati Desmosedici GP21 au Qatar : « C’est sûr que c’est un avantage, surtout en course. Parce que je vois que pendant les essais ça me permet d’être à l’aise derrière un pilote et d’avoir de la marge, si on est un peu perdus sur la fin du circuit, pour rattraper le temps perdu dans la ligne droite. Et si on est vraiment à l’aise, ça permettra de dépasser. Quand on arrive plus vite il faut aussi bien freiner, mais la Ducati va bien pour ça. J’avais senti l’an dernier que ce n’était pas un désavantage, mais là ça va plus vite donc ça va vraiment devenir un avantage. »

Pas le problème de turning évoqué par Dovizioso et Petrucci : « Je pense que Dovizioso, surtout l’an dernier, était un peu tracassé par le fait de partir ou pas, et quand on est pas pleinement dedans et qu’il ne s’entendait pas parfaitement avec les techniciens, il n’a pas réussi à se défaire des petits problèmes qu’il avait. Pour ma part, la découverte de la Ducati a été un bonheur, avec des difficultés mais un bonheur. Et là, le step supplémentaire avec Pramac et la moto officielle, c’est encore meilleur. »

« Le fait de n’avoir que des choses à apprendre me permet peut-être de moins penser au passage au virage car je trouve que la moto tient super bien, eñlle accroche au sol et il y a moyen d’essayer des choses. C’est comme ça que je me motive et que je bosse. Le souci en virage, pour l’instant je ne m’en plains pas car même si c’est parfois difficile, je pense qu’il y a un gros potentiel à utiliser en virage. »

Le vaccin contre le Covid-19 disponible pour le paddock MotoGP : « Beaucoup de monde l’a fait, je préfère patienter et prendre un peu de distance sur ce vaccin. Il n’y aura pas d’effets secondaires, mais pour l’instant je préfère patienter. En plus, tant qu’on fait les tests PCR pour accéder au paddock… Ce n’est pas obligatoire actuellement donc c’est aussi une solution pour attendre pour ma part. »

Marc Marquez au Qatar : « Il sera là pour photo de famille jeudi prochain, et vu qu’il a déjà roulé (mardi à Barcelone) il va commencer à rouler, donc à mon avis oui, il sera apte à rouler tout le week-end. Je l’espère pour lui car ça fait un bail qu’il attend. À mon avis, on est tous bien rodés car on a fait une grosse année 2020 et de bons essais, on est bien chauds et on a le rythme. Lui a la capacité de reprendre très rapidement s’il n’est pas gêné par le bras. Et même s’il a une petite gêne il va quand même aller au-delà. Par contre, quand il va aller au-delà, ça pourra peut-être recréer des problèmes sur son os. C’est comme ça que je l’imagine, car niveau caractère il ne lâchera pas. Vu qu’il a déjà roulé et que ça fait un moment qu’il est arrêté, il doit être correctement guéri, mais c’est à prendre avec des pincettes. »

« Il n’a pas besoin de prouver qu’il est rapide, c’est un octuple champion du monde et c’est pour l’instant le meilleur. Il a été le meilleur jusqu’à l’an dernier, même lors de la course que Fabio gagne. C’est un peu ‘grâce’ à Fabio que Marquez est sorti du jeu, car Fabio est parti en tête, Marquez a fait une petite erreur et a tout fait pour remonter, quand il s’est énervé pour remonter on passait pour ridicules à côté – du 2e au 15e car Fabio était devant. Ça a bien prouvé qu’il est au-dessus du lot. Est-ce qu’il va revenir à la normale après un an de pause ? Je pense que oui, mais il n’a pas besoin de le prouver. Il faut juste qu’il guérisse bien. Il doit aussi avoir de la pression au niveau des fans et des médias, car c’est une star. Ça n’a pas dû être facile à gérer. »

Un nouveau Johann Zarco : « Tout s’aligne correctement, après des passages difficiles ces deux dernières années. Quand on a l’hiver pour s’entraîner correctement physiquement, sans blessure, et que la gestion de carrière va bien, ça permet d’être purement sur le sportif. Il faut garder cet équilibre. Ensuite, tout s’aligne correctement car il y a eu des décisions prises il y a deux ans, pendant deux ans il a fallu beaucoup bosser là-dessus, sur l’organisation de la vie pour tout aligner. »

Johann Zarco, pilote le plus rapide de l’histoire du MotoGP (357,6 km/h)

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