Pourquoi le GP d’Australie est en danger



L’Australie a mis en place un protocole très strict pour contrer le Covid-19. Cela a permis une maîtrise de l’épidémie, mais compromet les chances de tenue du Grand Prix moto cette année.

7 nouveaux cas de Covid-19. Hier, samedi 27 février, l’Australie a enregistré 7 nouveaux cas de Covid-19, pour une population de 25 millions d’habitants. C’étaient 11 nouveaux cas la veille, 8 nouveaux cas le jour précédent, 2 nouveaux cas le 24 février. Etc. Le dernier mort recensé remonte au 28 décembre. Les chiffres peuvent paraître incroyablement bas quand on les compare à ceux des pays européens. En France, il y a actuellement plus de 20 000 cas et plusieurs centaines de décès chaque jour.

De l’autre côté de l’océan, l’Australie a réussi à maîtriser l’épidémie. Et forcément, les autorités font tout pour que la situation reste stable. Ce qui passe notamment, pour eux, par une fermeture du territoire aux étrangers, à l’exception des résidents permanents et de leurs conjoints. Les voyageurs autorisés à entrer en Australie sont astreints à une quarantaine obligatoire de quatorze jours, à leur charge, dans un lieu désigné par les autorités locales.

C’est le sort qui a été réservé, il y a quelques semaines, aux acteurs de l’Open d’Australie (tennis). Joueurs, membres du staff et organisateurs ont tous dû rester enfermés durant deux semaines afin de pouvoir participer au tournoi. Un casse-tête sanitaire qui n’a pas empêché quelques cas de Covid-19 d’être déclarés, mais c’est uniquement à ce prix que la compétition a pu avoir lieu.

Là-bas, les exceptions n’existent pas – ou très peu. C’est pourquoi, dans l’état actuel des choses, un Grand Prix moto d’Australie serait compliqué à organiser. Il faudrait que la caravane du MotoGP et ses 1 500 personnes suivent une quarantaine de deux semaines, avant de pouvoir sortir et participer à l’épreuve. Soit, en comptant le voyage et le déroulé du Grand Prix, une vingtaine de jours réservés pour une seule course. Impossible, au regard du rythme du championnat.

Nul n’a de boule de cristal, mais il est difficile d’imaginer les autorités australiennes baisser leur garde devant le Covid-19 dans les prochains mois. On peut les comprendre, car l’épidémie a été contrôlée au prix d’efforts et de sacrifices, et elles n’ont certainement pas envie de repartir de zéro. Il faut alors s’en remettre à deux choses pour espérer le Grand Prix : un taux de vaccination assez élevé pour permettre une réduction des restrictions, et/ou un autre type de protocole d’organisation d’événements développé dans les prochains mois.

Initialement prévue le week-end du 21 mars, la venue de la Formule 1 en Australie a été repoussée à fin novembre pour les raisons évoquées ci-dessus. Le MotoGP a lui rendez-vous à Phillip Island du 22 au 24 octobre. Le championnat du monde Superbike doit également y faire étape en fin d’année, mais aucune date n’a encore été fixée.

De Bayliss à Miller, les Ducatistes australiens

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