Rossi en F1: révélations de l’ex-président de la Scuderia Ferrari



Valentino Rossi a montré « beaucoup de potentiel et d’envie » lors des essais effectués avec Ferrari, au cours des années 2000. À tel point que la marque italienne a envisagé de l’aligner en F1 avec Sauber.

On dit qu’il faut parfois plusieurs années, voire décennies, pour connaître les tenants et les aboutissants de certaines histoires. Question de contrats, de tendances, d’intervenants. Il en est ainsi de l’histoire mêlant Valentino Rossi au monde automobile, en l’occurrence à un possible passage en Formule 1 il y a quelques années. De nouveaux détails viennent d’être livrés par Luca Cordero di Montezemolo, président de Ferrari de 1991 à 2014.

Valentino Rossi, c’est bien connu, n’est pas passé loin de devenir pilote de F1. Son premier test au volant de la voiture, à Fiorani, en 2004, s’étaient révélés épatants. L’ingénieur Luigi Mazzola affirme que l’Italien s’est retrouvé à seulement 7 dixièmes des chronos de Michael Schumacher, champion du monde en titre.

D’autres essais furent ensuite menés, notamment à Valence en février 2006. Un moment que Valentino Rossi lui-même a décrit comme une période où il a eu la possibilité de rejoindre la Scuderia Ferrari. Et son ancien patron, Luca di Montezemolo, le confirme à Motorsport.

D’après lui, la volonté d’essayer la Ferrari est d’abord venue de Valentino Rossi, mais ses performances ont capté l’attention du constructeur. « Tout le monde sait que ce ne fut pas une opération publicitaire. Ferrari n’en avait pas besoin. Au début c’était presque pour répondre au désir d’un grand champion. J’ai vu qu’il était fort, il manquait de régularité mais il avait beaucoup de potentiel et d’envie. »

Une légende de la moto italienne au volant d’une Ferrari, un sacré duo qui avait de quoi faire rêver. D’autant plus qu’en considérant le peu d’expérience de Valentino Rossi, ses prestations étaient ô combien intéressantes. À tel point qu’il a été envisagé de mettre le Docteur un an chez Sauber, sorte d’équipe satellite de Ferrari. Avant, pourquoi pas, de le faire grimper de niveau. « Pendant un moment nous avons pensé à ce qu’il fasse un an chez Sauber. Mais il était intelligent et il a préféré continuer à être le numéro 1 en moto, plutôt qu’être le numéro 4 ou 5 en auto. »

L’anecdote confirme ce qui avait été révélé, pendant l’hiver 2020 par Lin Jarvis. Le patron de Yamaha avait expliqué qu’en cette année 2006, « Valentino pensait sérieusement à s’en aller faire de la course automobile. Il y avait une menace, nous pouvions le perdre et nous devions chercher qui pouvait être son meilleur remplaçant ». Ce que le pilote avait ensuite confirmé« Le moment où je fus le plus proche de passer en F1 fut en 2006, lors des tests faits à Valence, au mois de février. »

« Là, nous nous sommes assis avec Ferrari et je leur ai demandé ce qu’ils voulaient faire, poursuivit le nonuple champion du monde. Ils m’ont offert un programme sérieux, mais pas directement avec Ferrari, d’abord avec une voiture plus lente, comme pilote d’essai… Là, j’ai décidé que non. »

Le quotidien de Valentino Rossi est donc resté celui des Grands Prix moto, même si d’autres essais de F1 ont eu lieu. Quant au désir de concourir sur 4-roues, il est passé par d’autres compétitions, comme le Monza Rallye Show ou les 12 Heures du Golfe.

Les performances de Rossi en WRC

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