Un février si… différent



Pas de test officiel MotoGP, pas d’ouverture du mondial Superbike : la crise sanitaire continue de redéfinir le quotidien des championnats, et le sport moto n’y coupera pas en février. Même si les prochaines semaines nous promettent quand même leur lot d’actualités.

Il n’y aura pas d’essais IRTA MotoGP en février 2021. Il faudrait plonger dans les archives pour savoir depuis quand cela n’a pas été le cas, mais on sait qu’au moins un test avait toujours eu lieu depuis la fin des 500cc et l’entrée dans l’ère du MotoGP, en 2002. Les pilotes avaient roulé en Espagne, Australie, Malaisie, ou encore Thaïlande, mais il avaient bien roulé.

Cette situation, exceptionnelle, est le fruit d’une cause tout aussi exceptionnelle : l’épidémie de Covid-19, qui bouscule la planète depuis environ un an. Le test de pré-saison prévu à Sepang, du 19 au 21 février, a été annulé après que les autorités malaisiennes aient acté de nouvelles restrictions pour leur territoire. Trouver une solution de « rechange » en Europe était trop juste. La Dorna a préféré redéployer le programme au Qatar, où un test étai déjà prévu sur le circuit de Losail. Il y en aura donc deux, tous en mars : du 6 au 7, puis du 10 au 12.

Pas de MotoGP en février, donc. Mais un peu quand même. Les pilotes d’essais, qui ont le droit d’effectuer un certain nombre de roulages privés pendant l’année, vont être mis à contribution. Michele Pirro sera à Jerez les 10 et 11 février, pour travailler sur la nouvelle Ducati Desmosedici GP21. Stefan Bradl, qui y a déjà étrenné la Honda RC213V en janvier sur le circuit andalou, devrait lui aussi être de la partie. On attend de savoir si d’autres essayeurs, comme Cal Cruchlow (Yamaha) ou Dani Pedrosa (KTM), les rejoindront.

Quant aux pilotes titulaires, le mois sera consacré à deux choses : préparation physique et moto, mais avec des machines d’entraînement puisqu’ils ne peuvent pas toucher aux prototypes MotoGP. L’escadron Ducati – Francesco Bagnaia, Jack Miller, Johann Zarco… – sera lui également à Jerez en février, mais avec une Panigale V4S. On imagine que Valentino Rossi va reprendre le guidon de sa Yamaha YZF-R1 sur les pistes italiennes, comme Maverick Viñales vient de le faire à Alès. Pour tous ces hommes, il faudra patienter jusqu’au 6 mars pour remettre les fesses sur la selle d’une MotoGP.

Johann Zarco et Michele Pirro à l’entraînement sur une Ducati Panigale V4S à Jerez, le 21 janvier 2021.

Février n’est pas un mois différent que pour les pilotes de la catégorie reine. Le peloton du championnat du monde Superbike vit lui aussi un hiver très particulier. Ces vingt dernières années, les saisons avaient toutes débuté en février, au plus tard début mars – du 28 février au 1er mars en 2020. Là, il va falloir patienter. Et patienter longtemps : jusqu’au week-end du 25 avril.

La faute revient à nouveau à la crise sanitaire, qui a poussé les organisateurs à attendre que le printemps soit bien engagé pour commencer à courir en Europe. Les épreuves de février-mars sont généralement distribuées hors du continent (Australie, Qatar, Thaïlande), notamment pour des raisons météorologiques. Mais cette année, les restrictions et les difficultés de mise en place chamboulent le programme.

Le coup d’envoi du WSBK en avril, ça n’était plus arrivé depuis 2000 – et encore, la première des trois journées de l’épreuve s’était déroulée le 31 mars. Stricto sensu, il faut remonter à 1996. Plus de six mois vont s’écouler entre la dernière manche de la saison précédente et la première de la prochaine (du 18 octobre 2020 au 24 avril 2021). Une trêve aussi longue, c’est aussi un défi à relever pour les pilotes, une organisation d’entraînement à repenser et une motivation à réussir à maintenir, ainsi que nous l’a expliqué le Français Christophe Ponsson.

Pas de course en février-mars pour les pilotes Superbike cette année. Une première depuis plus de 20 ans.

Aucun test WSBK « officiel » ne sera organisé en février, mais là-encore, cela ne veut pas dire que personne ne va s’entraîner. Au contraire, les équipes sont en train d’adapter leurs plans afin de faire rouler les pilotes, comme cela s’est passé fin janvier. Pendant ce temps, les dernières négociations quant aux places restantes sur la grille de départ sont en cours.

Essais privés, entraînements, (fin des) transferts, interviews exclusives, avancées dans les dossiers chauds du moment (la convalescence de Marc Marquez, les reconfigurations de calendriers…), présentations 2021 des équipes : même dans ces circonstances particulières, GP-Inside sera bien au rendez-vous de l’actualité. Tout « différent » que sera ce mois de février.

« Pré-saison », le mot magique de Marquez

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